Colone Calais © DR

Colone Calais
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Trois points de passage migratoire. Un déplacement à la frontière albanaise, à Athènes, à Calais. Une figure porte une voix, celle d’Antigone. Voix off qui reprend des bribes de l’ultime tragédie de Sophocle, celle de l’Oedipe errant,“l’Œdipe à Colone”. Colone une banlieue d’Athènes aujourd’hui. La circulation d’un quartier à l’autre et la traversée d’une manifestation contre la politique d’austérité européenne. Plus loin, Calais. le campement. A sa lisière, marée montante, cette figure du passage en atteint la plage.
…“L’injonction monte là de la nuit des images des sons et des paroles, de la nature même des choses, pierres et oiseaux, ruines et runes, mer, arbres et chiens, de tout un monde invisible et sans voix; et parallèle à la voix des sans-voix et sans papiers se fait attente et imminence de ce qui n’est pas encore, de ce qui demande à être.
Sans qu’il y ait eu à proprement parler de récit, alors que tout reste en attente, tout, image, son, harpe, chant, texte et voix d’hier et d’aujourd’hui, se fait écho. Toute l’impuissance ici, toute la faiblesse, à commencer par celle de l’art pour dire quoi que ce soit de ce qui est, ouvre à une force et une évidence, qui pour peu qu’on s’y prête nous atteint. “L’Oedipe qui lui donnera asile aujourd’hui”?” Laurent Plagnol.

Durée 1h10  /  long métrage en noir et blanc sous-titré en anglais

 


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