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Création

Ludovic Lagarde en répétition :

 

« Sans le conflit, il n’y aurait pas de théâtre, disait Ionesco. Mais, quels sont les différents moyens dont dispose le théâtre pour représenter les conflits, les débats et les affrontements ?
Le terrorisme étant désormais une des formes majeures des conflits modernes, il était juste de l’aborder dans cette édition du festival où nous parlerons des guerres et affrontements, passés et présents.
C’est dans le cadre de TERRORisms, rassemblant les théâtres de Belgrade, Oslo, Stuttgart, Tel Aviv et Reims, un projet de création initié l’année dernière par l’Union des Théâtres de l’Europe, que j’ai passé commande à l’auteur Aiat Fayez.
Ce texte, qui nous avait semblé joyeusement décalé au moment où nous l’avons découvert en septembre, nous interpelle fortement aujourd’hui, en regard de l’actualité.
Toute en ellipses, La Baraque est écrite comme une succession de vignettes dessinées à grands traits, où rien ne s’appesantit jamais : mécanique comique redoutablement efficace.
Grand et Petit, deux hommes, ni jeunes, ni vieux, sans horizon et sans espoir, se voient prendre, presque à leur insu, dans un processus d’enrichissement faramineux. Tout s’emballe pour eux lorsqu’ils se jettent à corps perdu dans la fabrication d’une bombe artisanale pour se venger de la firme de chaussures qui serait responsable de la défiguration de Petit, tombé par la fenêtre à cause de semelles glissantes. Quelques jours après l’explosion, un homme vient sonner chez eux : il a tout vu. Les personnages débarquent chez eux, les uns après les autres, pour passer leurs commandes. Et Grand et Petit y répondent. Mais ils ne se reconnaissent aucune idéologie et n’ont aucune conscience politique de leurs actes.
Nous sommes en pleine répétition, et le travail prend un cours un peu particulier, l’équipe artistique s’interroge. Aiat Fayez s’apprête à nous rejoindre. Nous chercherons ensemble comment donner forme à cette pièce, ainsi qu’aux questions qu’elle soulève. ».

C’est dans le cadre de TERRORisms, rassemblant les théâtres  de Belgrade, Oslo, Stuttgart, Tel Aviv et Reims, projet de création initié par l’Union des Théâtres de l’Europe, que Ludovic Lagarde a commandé à Aiat Fayez cette comédie détonante.

Découvrez également l’autre projet de TERRORisms, God Waits at the Station texte de Maya Arad, mis en scène par Shay Pitowski