©Cinémathèque Royale de Bruxelles

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Ce film muet d’anticipation sur un conflit entre deux puissances imaginaires, sorti juste avant le début de la Grande Guerre, Maudite soit la guerre dévoile les machines et les techniques de combat qui feront leur apparition sur les champs de bataille de 14-18 (les premiers combats aériens avec des avions biplans, les ballons d’observation, les dirigeables…), mais aussi leur corollaire avec le saccage des jeunes vies fauchées.
Sur fond mélodramatique racontant une rivalité entre aviateurs doublée d’une histoire d’amour impossible, le film réalisé par Alfred Machin grâce aux importants moyens fournis par l’armée belge s’avère être une œuvre visionnaire, un plaidoyer pacifiste d’une saisissante modernité. Réalisateur pour le cinéma et les actualités, spécialiste de l’Afrique et de la faune sauvage, le cinéaste belge a l’esprit aventurier ; sur le plan technique aussi, puisque Maudite soit la guerre présente la particularité de couleurs peintes à la main sur la pellicule.
Pour un nouvel accompagnement sonore du film, une partition a été commandée à la compositrice autrichienne Olga Neuwirth intitulée A Film Music War Requiem.

En ouverture de soirée, 2e2m interprète Ode à Napoléon, l’une des œuvres incontournables du viennois Arnold Schoenberg (1874‐1951), manifeste contre la tyrannie et la violence humaines.