Dans le cadre des Cordées de la réussite, des étudiants de Sciences Po font découvrir Reims Scènes d’Europe à des collégiens de troisième issus de différents établissements rémois. C’est dans ce cadre que les élèves ont assisté à I’am not ashamed of my communist past donné en ouverture de festival.

« Le spectacle était politique. Les acteurs jouaient bien leurs rôles car les personnages étaient eux-mêmes avant la guerre en Yougoslavie. Ils ont exprimé leur passé par du théâtre, de la danse et du cinéma. Des films permettaient de nous raconter ce qu’ils avaient vécu et ressentaient en s’en rappelant. Il y avait beaucoup de rire et de joie mais aussi du chaos pour exprimer la guerre par le geste. Je préfère vivre dans mon époque car je n’aurai pas à devoir fuir mon pays. »

« Le spectacle était nostalgique mais les acteurs ont fait passer leur message avec décontraction. Ils racontaient leur enfance en Yougoslavie, les moments forts qui ont ponctué cette époque. Je n’ai pas toujours vu de rapports entre les images des films projetés et les histoires qui étaient racontées par les acteurs. Pourquoi la nudité ? Peut-être pour exprimer la volonté de vivre librement. »

« Ce spectacle est intéressant et je l’aime bien parce que les artistes offrent un point de vue sur leur enfance et qu’on peut ressentir leur nostalgie à se remémorer leur pays disparu. Par contre leur geste n’était pas toujours compréhensible surtout lors de la dernière danse qui ressemblait à un « pétage de câble ». J’ai ressenti de la colère mais je n’ai pas compris comment on en est arrivé là. Sanja et Vladimir ont exprimé leurs émotions assez violemment et je peux les comprendre. Entre Vladimir qui est retourné en Serbie pour parler sa langue natale et retrouver ses amis et Sanja qui refuse d’y retourner car la Yougoslavie n’existe plus, ils ont vécu des choses fortes. Ils utilisent leurs corps et des images projetées pour dire ce qu’ils ressentent et c’est ce que j’aime. Il semble que l’époque de leur jeunesse ait été meilleure qu’aujourd’hui parce que tout le monde possédait un travail et une liberté plus grande. » Inès


mai 15, 2017 - Non classé